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Les musulmans d’Allemagne pourront-ils bientôt prélever un impôt?

Les mosquées en Allemagne sont souvent contrôlées et financées de l’étranger, en particulier par le gouvernement turc. Pour y remédier, la fondatrice de la mosquée libérale de Berlin, Seyran Ates, a relancé l’idée d’introduire un impôt ‘ecclésiastique’ pour les musulmans à l’instar de ce que connaissent les Eglises chrétiennes. Face à la montée de l’extrémisme, son idée a reçu de nombreux soutiens politiques.

[…]

Les obstacles restent nombreux

Cet accueil plutôt favorable sur le principe devrait se heurter cependant à de nombreux obstacles. La condition préalable à l’instauration d’un impôt serait que les mosquées obtiennent une reconnaissance en tant que corporations de droit public. Or aujourd’hui les communautés musulmanes ne répondent pas aux critères pour l’obtenir, en particulier sur la question de l’appartenance des membres.

Une ‘taxe-mosquée’ ne correspond pas à la compréhension que l’islam a de lui-même, explique Cemil Sahinöz dans l’Islamische Zeitung. C’est une question juridique, mais aussi théologique. L’islam ne connaît pas d’institutions comme les Eglises chrétiennes pour lesquelles l’appartenance est liée au baptême. Il ignore l’idée de comptabiliser et d’enregistrer ses membres. Comme il ignore l’idée que l’on puisse en sortir. On pourrait certes enregistrer les fidèles qui fréquentent telle ou telle mosquée. Mais rien n’empêche un individu d’en fréquenter aucune ou plusieurs. La création de corporations musulmanes de droit public apparaît donc comme difficile.

Le financement des mosquées est en débat depuis au moins une décennie au sein des musulmans d’Allemagne eux-mêmes, rappelle Cemil Sahinöz. Il est lié au désir d’avoir des imams nés, socialisés et formés en Allemagne. Mais aujourd’hui, les institutions de formation allemandes ne sont pas encore capables de former suffisamment d’imams pour guider les communautés.

Le devoir de l’aumône

Une des solutions pour le financement serait la création de fondations qui collecteraient le «zakat», c’est-à-dire l’aumône que le musulman est tenu de faire chaque année en faveur de plus démunis. Cette aumône se monte en principe à 2,5% de ses revenus. Mais il y a, là aussi, une question théologique: Le «zakat» peut-il être attribué indirectement globalement à une institution plutôt que directement à la personne dans le besoin?

Sur le fond, Cemil Sahinöz remarque aussi que la question du financement par l’étranger est biaisée. Les Eglises chrétiennes allemandes ne financent-elles pas elles-mêmes de nombreuses Eglises et institutions ecclésiales à l’étranger?

[…]

Cath.ch, 07.01.2019

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